Frontières européennes : Serbie et Monténégro en rouge

Le Conseil européen a mis à jour jeudi la liste des pays à l’égard desquels les États membres de l’UE devraient progressivement lever les restrictions de déplacement aux frontières extérieures pour les voyages non-essentiels : elle passe de 15 à 13 pays, la Serbie et le Monténégro étant été retirés en raison de la situation liée à la pandémie de Covid-19.

À la suite du premier réexamen de la liste publiée au début du mois, suite aux recommandations mi-juin de la Commission européenne sur une réouverture le 1er juillet des frontières extérieures de l’Europe, une nouvelle liste des pays à l’égard desquels les restrictions de déplacement devraient être levées a été mise en ligne le 16 juillet 2020. « Sur la base des critères et conditions énoncés dans la recommandation », les États membres devraient progressivement lever les restrictions de déplacement aux frontières extérieures pour les résidents des pays tiers suivants:

  • Algérie
  • Australie
  • Canada
  • Géorgie
  • Japon
  • Maroc
  • Nouvelle-Zélande
  • Rwanda
  • Corée du Sud
  • Thaïlande
  • Tunisie
  • Uruguay
  • Chine (toujours sous réserve de confirmation de la réciprocité)

Comme auparavant, les résidents d’Andorre, de Monaco, de Saint-Marin et du Vatican devraient être considérés comme des résidents de l’UE. Les pays associés à l’espace Schengen (Islande, Liechtenstein, Norvège, Suisse) participent également à cette recommandation.

Cette liste de 13 pays dont les touristes sont les bienvenus « continuera d’être réexaminée et, selon le cas, sera mise à jour toutes les deux semaines », rappelle le communiqué de Bruxelles, sans mentionner l’absence de réciprocité de la part de certains de ces pays (Japon, Thaïlande etc.). Sans surprise, USA et Brésil entre autres ne figurent toujours pas dans la liste.

Les critères « permettant de déterminer les pays tiers à l’égard desquels la restriction actuelle des déplacements devrait être levée portent notamment sur la situation épidémiologique et les mesures de confinement, y compris la distanciation physique, ainsi que sur des considérations économiques et sociales. Ils sont appliqués de manière cumulative ». En ce qui concerne la situation épidémiologique, les pays tiers figurant sur la liste devraient remplir en particulier les critères suivants:

  • un nombre de nouveaux cas de COVID-19 pour 100 000 habitants au cours des 14 jours précédents proche ou en-dessous de la moyenne de l’UE (constatée au 15 juin 2020)
  • une tendance stable ou en baisse concernant les nouveaux cas au cours de cette période par rapport aux 14 jours précédents
  • la réaction globale face à la pandémie de COVID-19, compte tenu des informations disponibles, notamment sur des aspects tels que le dépistage, la surveillance, le traçage des contacts, le confinement, les traitements et la communication de données, ainsi que de la fiabilité des informations et, au besoin, du score moyen total par rapport au règlement sanitaire international (RSI). Il convient également de tenir compte des informations fournies par les délégations de l’UE sur ces aspects.

Il convient aussi de tenir compte de la réciprocité de manière régulière et au cas par cas, souligne Bruxelles. Qui rappelle que cette liste n’est pas « un instrument juridiquement contraignant » : les autorités des États membres restent responsables de la mise en œuvre du contenu de la recommandation. Elles peuvent, en toute transparence, ne lever que de manière progressive les restrictions de déplacement à l’égard des pays figurant sur la liste. « Un État membre ne devrait pas décider de lever les restrictions de déplacement à l’égard des pays tiers ne figurant pas sur la liste avant que cela n’ait été décidé de manière coordonnée ».

source : air-journal.fr

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