Il y a exactement 80 ans, l’Allemagne nazie a largué les premières bombes sur Belgrade pendant la Seconde Guerre mondiale

6. aprila, 2021 Napišite komentar

L’opération Châtiment (en allemand Unternehmen Strafgericht) est le bombardement de Belgrade par surprise et sans déclaration de guerre par les bombardiers de la Luftflotte (flotte aérienne) no 4 du général Alexander Lohr de la Luftwaffe le dimanche , pendant la Seconde Guerre mondiale. Ce fut le déclenchement de l’invasion de la Yougoslavie et, plus largement, des hostilités qui ravagèrent le pays jusqu’en 1945 (Wikipedia).

Une première vague lâche ses bombes à partir de 7h du matin. Les canons antiaériens, ainsi que les quelques chasseurs yougoslaves qui parviennent à prendre l’air, sont rapidement réduits au silence. La clarté de l’atmosphère permet aux aviateurs allemands d’atteindre leurs objectifs de manière très précise (sièges des principales administrations, palais royal, etc.). De nombreuses bombes tombent en plein dans le centre-ville où se tient le marché hebdomadaire qui attire les populations paysannes des environs. Les populations civiles sont donc les premières victimes de cette attaque inopinée. En plein cœur de la ville, une bombe atteint l’église de l’Assomption ainsi qu’un abri situé dans le voisinage immédiat et où toute une noce s’était réfugiée avec la mariée, le marié, le prêtre…, en tout deux cents personnes qui trouvent toutes la mort. Des incendies se déclarent et sont attisés par le vent d’est qui se met à souffler. Le système d’adduction d’eau étant détruit, les pompiers ne parviennent pas à circonscrire les foyers d’incendie.

Jean Blairy, dans son ouvrage Crépuscule danubien, fait un tableau saisissant des destructions subies par la capitale yougoslave à la suite de la première vague de bombardements :

« Au bout d’un quart d’heure, la grande place Terazié, la Kralja Milana ulitza, la Knez Mihailova ulitza, artères principales de Belgrade, n’étaient que des champs de mort. Les abords de la gare étaient réduits en poudre. Dans le Milocha Velikog, tous les ministères flambaient. Un peu partout, des formes humaines gisaient sur la chaussée parsemée d’entonnoirs et où pendaient les fils des trolleys. Des blessés se traînaient contre les murs. D’autres cherchaient dans les portes un illusoire abri pour mourir. Les tramways, saisis en pleine course, n’étaient plus que des carcasses déchiquetées sur lesquelles l’éternelle réclame d’un dentifrice se lisait encore, comme le témoignage d’une époque qui mourait seconde par seconde »…
Ce premier bombardement s’arrête à h 30. »

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