“L’État profond américain déteste les Serbes. Il nous voit comme un îlot de résistance à leur projet de nouvel ordre mondial”, interview avec Nikola Mirkovic

29. decembra, 2021 Napišite komentar

8. Votre dernier ouvrage désigne les États-Unis comme un empire : s’en sont-ils jamais cachés?
Officiellement oui mais dans les faits ils l’ont toujours avoué à mots à peine couverts. Tout au long de leur histoire les Américains se sont vus comme la nation qui allait changer la face de l’humanité. Dès le XVIIIe les Américains parlent de leur pays en employant des métaphores bibliques pour parler de « la nation sur la colline vers laquelle les yeux de tous les peuples sont tournés. » Les États-Unis ont été conçus comme une puissance impériale et ils en ont tous les attributs sans pour autant en revendiquer le titre. Ils ont plus de 700 bases militaires qui quadrillent la planète, la langue anglaise est devenue la lingua franca mondiale, le centre financier de l’économie mondiale est à Wall Street, le dollar US est la monnaie de réserve mondiale et les États-Unis ont des oreilles pour surveiller tout le monde comme si le monde était leur terrain de jeu. Les États-Unis influencent également la culture et ont un agenda mondial de réingénierie sociale pour modeler nos sociétés à leur façon. Le grand spécialiste de l’histoire américaine, le professeur Paul Kennedy, le dit très clairement : « Depuis l’arrivée des premiers colons anglais en Virginie et leur conquête de l’Ouest, cette nation était une nation impériale, une nation conquérante. »

9. Quelle est selon vous la place de la corruption dans la guerre d’influence que se livrent les grands blocs?
Elle est toujours très importante. Quand les pays n’arrivent pas à obtenir ce qu’ils veulent par le dialogue, ils n’hésitent pas à avoir recours à la force ou la corruption. C’est vieux comme le monde. A quoi sert l’impressionnant dispositif de surveillance mondiale mis en place par les États-Unis ? Vous pensez sérieusement qu’il ne sert qu’à « lutter contre le terrorisme » ? Si c’est le cas il est de temps de vous réveiller. Il sert surtout aux États-Unis à obtenir des informations stratégiques sur leurs ennemis et leurs alliés et aussi à récupérer des informations sensibles sur des entreprises, des individus ou des organisations que Washington pourra monnayer au bon moment. Quant à l’argent, nous savons qu’il n’a pas d’odeur. Les États-Unis fabriquent autant de dollars qu’ils le veulent. Croire un instant qu’il ne se servent pas de ce « privilège exorbitant », comme le disait Valérie Giscard d’Estaing, pour acheter ce qu’ils veulent ou qui ils veulent serait faire preuve d’une très grande naïveté. Pour David Graeber , ancien professeur de la London School of Economics : « Il y a une raison pour laquelle le magicien dispose d’une étrange capacité à créer de la monnaie à partir de rien. Derrière lui se tient un homme avec un fusil. »

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