La Serbie est la décharge des voitures d’occasion

«Les transports constituent effectivement un problème. Il s’agit notamment de vieilles voitures qui consomment trop de carburant, car plus le moteur est vieux, plus sa norme écologique est basse et plus sa production de gaz d’échappement est importante. C’est un problème très grave, voire l’un des problèmes clés», poursuit Mme Bozanic.

Elle prévient que les vieilles voitures ne sont pas des déchets anodins. Les pays occidentaux évitent de les stocker et de les recycler. C’est sans doute la raison pour laquelle ils n’imposent que très faiblement l’exportation de voitures d’occasion.

«Somme toute, nous avons toujours affaire aux principes de l’économie circulaire. En effet, l’importation de véhicules d’occasion nous revient beaucoup plus chère que celle de voitures neuves. Devenues inutiles, les vieilles voitures pourrissent dans une rivière ou à l’air libre, avant d’être transportées dans une décharge, ce qui coûte de l’argent. Par conséquent, l’interdiction de l’importation de voitures d’occasion nous profiterait énormément», résume l’experte.

Selon le ministre serbe de l’Environnement Goran Trivan, la loi interdisant l’importation en Serbie de voitures aux moteurs de norme Euro 3 n’entrera en vigueur qu’à partir de 2021. Il estime nécessaire d’interdire également l’importation de véhicules d’occasion de norme Euro 4, tout en indiquant qu’il faudra au préalable parvenir à un consensus public sur la question.

Ainsi, relèvent les écologistes, la Serbie a toutes les chances de rester un cimetière à voitures d’occasion qui ont fait leur temps, bien qu’elles constituent une source de pollution atmosphérique.

source : fr.sputniknews.com/

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