Demain, les Serbes fêtent la veille de Noël orthodoxe

5. januar, 2026 Napišite komentar

Les „Badnji dan i veče“ (veille de Noël orthodoxe, célébrée le 6 janvier) représentent l’un des moments les plus sacrés du calendrier religieux serbe. Profondément enracinées dans la tradition chrétienne orthodoxe, ces coutumes constituent un pilier de l’identité nationale, spirituelle et familiale des Serbes, aussi bien en Serbie qu’au sein de la diaspora serbe en France.

Le Badnji dan en Serbie : une tradition ancestrale vivante

En Serbie, le „Badnji dan i veče“ débute dès l’aube par une préparation à la fois spirituelle et familiale. Les foyers se consacrent au jeûne, au nettoyage symbolique de la maison et à la prière, dans l’attente de la Nativité du Christ.

Le symbole central de cette journée est le „Badnjak“, une branche ou un jeune tronc de chêne. Selon la tradition, le chef de famille se rend dans la forêt afin de couper le „Badnjak“, rappelant le bois qui, selon la tradition chrétienne, aurait réchauffé l’Enfant Jésus à Bethléem. Le chêne incarne la force, la longévité et la continuité du peuple serbe.

Le „Badnjak“ est accueilli dans la maison avec des salutations rituelles, parfois accompagné de blé, de vin ou de prières pour la prospérité et la bénédiction du foyer.

Le „Badnje veče“, à la tombée de la nuit, réunit la famille autour d’un repas strictement maigre, conforme au jeûne orthodoxe : poisson, haricots, choux, fruits secs, miel et pain traditionnel. La paille disposée sous la table rappelle la crèche de Bethléem, renforçant la dimension symbolique et spirituelle de la soirée.

Dans de nombreuses régions de Serbie, le „Badnjak“ est ensuite brûlé, un rite ancien symbolisant la lumière du Christ, la purification et l’espérance pour l’année à venir.

Le Badnji dan et le Badnje veče en France : la diaspora serbe fidèle à ses racines

En France, et plus particulièrement en région parisienne, la diaspora serbe perpétue avec ferveur les traditions du Badnji dan. Pour beaucoup de fidèles, cette journée représente un moment essentiel de rassemblement communautaire, de transmission culturelle et de renforcement de l’identité orthodoxe.

Certains Serbes, lorsqu’ils en ont la possibilité, se rendent dans les forêts autour de Paris afin de couper symboliquement un „Badnjak“, dans le respect des règles locales et de la nature. Toutefois, la majorité des fidèles se procure le „Badnjak“ directement dans les églises orthodoxes serbes, véritables centres spirituels et culturels de la communauté.

Parmi les principales paroisses orthodoxes serbes en région parisienne figurent :

  • l’église Saint-Sava à Simplon (Paris),
  • l’église Sainte Parascheva des Balkans à Bondy,
  • l’église Saint Basile d’Ostrog à Pierrefitte-sur-Seine.

Dans ces églises, les fidèles reçoivent le „Badnjak“ en laissant un don libre, selon leurs possibilités, contribuant ainsi à la vie de l’Église et à la préservation des traditions serbes en France. Le „Badnji dan“ est également marqué par une forte participation aux offices religieux, centrés sur le sens spirituel de Noël orthodoxe.

Dans les églises Sainte Parascheva des Balkans à Bondy et Saint Basile d’Ostrog à Pierrefitte-sur-Seine, la tradition du brûlage du Badnjak est respectée et célébrée collectivement. Ce moment solennel, accompagné de prières et de chants liturgiques, rassemble chaque année un nombre croissant de fidèles.

Devant ces trois églises, l’atmosphère est celle d’un véritable moment de fête et de joie populaire : les fidèles se rassemblent nombreux, échangent des vœux, tandis que des fanfares et trompettistes serbes (trubači) animent la célébration, apportant une dimension festive et chaleureuse à la veille de Noël orthodoxe. Ce moment solennel, accompagné de prières et de chants liturgiques, rassemble chaque année un nombre croissant de fidèles.

Une fréquentation en hausse et un attachement croissant aux traditions

Il est aujourd’hui clairement perceptible que, d’année en année, un nombre toujours plus important de Serbes en France participe aux célébrations des „Badnji dan i veče“. Les églises orthodoxes serbes accueillent de plus en plus de familles, de jeunes et d’enfants, témoignant d’un renouveau religieux et identitaire au sein de la diaspora.

Qu’il soit célébré en Serbie ou en France, le „Badnji dan“ demeure un symbole fort de foi orthodoxe, d’unité familiale et de continuité culturelle, reliant la patrie et la diaspora autour des mêmes valeurs spirituelles et traditionnelles.

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