D’HIER À AUJOURD’HUI, L’EX-YOUGOSLAVIE : UN HÉRITAGE INDÉLÉBILE

6. decembra, 2019 Napišite komentar

Les pionniers de l’après-guerre

« C’est simple à expliquer », commence Savo Vučević, l’entraîneur franco-monténégrin de Bourg-en-Bresse, né au Monténégro et par ailleurs oncle de Nikola Vučević, le leader du Orlando Magic et de la sélection nationale. Avant 1991 et la dissolution de la Yougoslavie, «le basket yougoslave était le meilleur basket au monde, en mettant de côté la NBA, car la NBA est tellement à part. Il y avait une autre approche du basket. Une école de basket.» La naissance de cette fameuse école yougoslave remonte aux années 1950. «Dans les premières années après la Seconde Guerre mondiale, la Yougoslavie n’était rien dans le basket. La norme, c’était qu’elle soit dernière à l’Euro, dernière à la Coupe du Monde», a écrit Vladimir Stanković, l’un des journalistes les plus respectés du continent, dans son blog pour l’Euroleague. «Personne ne pensait que ce pays pourrait devenir une puissance du basket. À part quelques personnes.» Radomir Šaper, Nebojša Popović, Borislav Stanković, Aleksandar Nikolić…  Plus que des entraîneurs, des visionnaires, qui profitèrent de chacun de leurs voyages à l’étranger pour enrichir leur culture basket, de livres, de témoignages.

Nikolić, surnommé Le Professeur ou encore le Père du basket yougoslave, fut le sélectionneur national entre 1953 et 1966. Avec lui, le pays a remporté ses premières médailles, l’argent à l’Euro 1961 suivi du bronze à l’Euro 1963. Tournant décisif. Cette même année, la fédération l’envoie aux États-Unis. «Il a passé six mois dans le berceau du basket et est revenu avec une philosophie radicalement différente», écrit Stanković. «Professeur Nikolić était notre patriarche», reprend Savo Vučević. «Il est allé aux États-Unis et il a su transmettre et adapter ce qu’il avait appris aux mentalités yougoslaves. Il a inspiré toute la génération qui a suivi.» Probante, cette expérience américaine devint institutionnelle  pour la fédération yougoslave. Pendant vingt ans, celle-ci instaura une trêve de trois semaines dans son championnat national, en novembre, afin que les joueurs et coaches des clubs puissent franchir l’Atlantique et se mesurer aux universités américaines. Pas pour gagner, pour apprendre. «Aujourd’hui, les entraîneurs ne sont plus comme il y a trente ans, il y a une généralisation, une harmonisation, de tout, mais quand même, il reste quelque chose de cette école yougoslave», assure Vučević.

 

Deux maîtres de l’école yougoslave : les Serbes Željko Obradović et Aleksandar “Aca” Nikolić.

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