Qui se soucie du sort des Serbes du Kosovo et des chrétiens des Balkans?

En guise de conclusion…

Dans l’indifférence totale – ou la complicité passive – des pays de l’Alliance atlantique, 150 églises et monastères orthodoxes ont été détruits; 40 000 maisons brûlées ou plastiquées et 200 000 Serbes poussés à l’exil hors du Kosovo par les extrémistes albanophones dont les leaders, bien qu’ayant été inculpés pour crimes de guerre par le Tribunal Pénal international de La Haye pour l’ex-Yougoslavie, sont reçus par les grandes chancelleries occidentales. Comme le rappelle Alexis Troude, l’auteur de l’ouvrage Géopolitique de la Serbie, “depuis la mise sous tutelle internationale du Kosovo en 1999, ni la Mission d’interposition des Nations unies pour le Kosovo (MINUK) ni la Kosovo Force (KFOR) n’ont pu empêcher un processus de purification ethnique impulsé par les extrémistes albanais. Entre 1999 et 2008, sur les 235 000 Serbes, Tziganes, Goranis et Turcs chassés du Kosovo après les accords de Kumanovo, seuls 18 000 ont pu revenir dans leurs foyers. Plus grave, entre 1999 et 2004, 1197 non-Albanais ont été assassinés, et 2300 kidnappés”. Troude déplore que plus un seul Serbe ne vit à Gnjilane, où ils étaient encore pourtant 8000 en 1999, et qu’ils sont à peine une quarantaine à Pristina, la capitale du Kosovo, contre 40 000 en 1999. Il précise que parallèlement aux attaques violentes, “le gouvernement de Pristina mène une politique d’albanisation culturelle, conduisant à un mono-ethnisme exclusiviste (…), le Ministère de l’Education de Pristina a imposé l’albanisation des cours du primaire en 2006. (…) Le multi-ethnisme promis par Bernard Kouchner, Haut représentant de l’ONU au Kosovo en 1999-2000, a donc laissé la place à une politique culturelle exclusiviste”…

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